La location meublée : Investissement à fuir ou bon plan ?

La location meublée : Investissement à fuir ou bon plan ?

En dépit d’une baisse généralisée des loyers en France, l’immobilier locatif séduit de plus en plus d’investisseurs. Les épargnants ont compris que ce placement reste une valeur sûre pour compléter ses revenus et développer son patrimoine.

Depuis quelques années, les aspirants à l’investissement locatif se tournent davantage vers la location meublée. Découvrez quels en sont les avantages et les écueils à éviter.

Une fiscalité avantageuse

Les locations meublées relèvent d’une fiscalité spécifique. Dans ce cas précis, le propriétaire bailleur est soumis au régime des BIC (Bénéfices industriels et commerciaux) contrairement aux locations dîtes vides qui entrent dans le cadre des « revenus fonciers ». Etant considérée comme une activité commerciale, la location d’un meublé impose à son propriétaire de payer un taxe professionnelle.

Deux statuts : LMNP ou LMP

  • – Location en meublé non professionnelle (LMNP) : Ici, le montant total des loyers perçus sur une année est inférieur à 33 100 € (en 2017) et ne représente pas plus de 50 % des revenus du propriétaire.
    Vous pourrez dans ce cas bénéficier du régime appelé micro-BIC. Ce dernier implique un abattement forfaitaire de 50 %. Vous devrez donc vous acquittez d’un impôt sur le revenu calculé uniquement sur les 50% de recettes que vous aurez perçues.
  • – Location en meublé professionnelle (LMP) : Les recettes locatives sont supérieures 33 100€ par an (en 2017) et représentent plus de la moitié des revenus du propriétaire. L’acquéreur pourra bénéficier du régime réel simplifié. Ce dernier peut se révéler avantageux, puisqu’il permet de réduire certaines charges telles que les frais d’assurance, la taxe foncière, les dépenses d’entretien,…)

Souplesse du bail

Pour un logement meublé loué à titre de résidence principale, la durée minimale du bail est d’un an tacitement reconductible, contrairement à une location vide pour laquelle le bail est de 3 ans.

Dans le cas où le locataire est étudiant, cette durée peut être réduite à 9 mois.
Le propriétaire bailleur peut donc chaque année changer son locataire et récupérer son bien pour le vendre.

Des loyers moins encadrés

Si vous optez pour un bail meublé, vous ne serez pas soumis à un plafond, excepté s’il s’agit d’un logement de 9 à 14m² dont le montant du loyer ne pourra pas dépasser 40€/m².

Par ailleurs, les loyers des logements meublés sont généralement plus élevés que pour des logements nus.

Des inconvénients à ne pas négliger

La contrainte majeure pour le bailleur de dispositif locatif tient dans l’obligation à équiper son logement selon les conditions fixées par la loi.
Par ailleurs, la location en meublé implique souvent une mobilité des locataires et donc un turn-over important avec un risque de vacance.
L’intérêt d’une telle location se mesure également au niveau géographique. En effet, le dispositif sera naturellement plus avantageux dans une ville étudiante puisque la mobilité résidentielle y est plus accrue et par conséquent la recherche urgente d’un logement.